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LE GINSENG DIMIN FATIGUE PDT TTT CANCER

Ven 6 Juil 2012 - 10:01 par Admin.Jen

"http://www.lanutrition.fr/les..."

"Le ginseng en médecine traditionnelle chinoise,est vu comme une plante énergisante et revitalisante"
Or des chercheurs ont montre que".... Voir lien ci dessus .
MERCI. "Guérir .Org". http://www.guerir.org. Smile Smile Razz Razz

Commentaires: 3

www.seinsermentsolidaire.com

NE PAS CULPABILISER !

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annonce NE PAS CULPABILISER !

Message par ebjb le Mar 13 Oct 2015 - 8:25

Lien: Paris match 



[size=47]NE PAS S'Y SOUMETTRE N'EST PAS UNE FAUTE”[/size]

Photo d'illustration.© BARON ALAIN/SIPA

Le 12 octobre 2015 | Mise à jour le 13 octobre 2015
VANESSA BOY-LANDRY
@boylandry



A l’heure où Octobre rose incite les femmes «à montrer leurs seins», des voix médicales qui contestent l’intérêt du dépistage par mammographie dénoncent le manque d’information auprès des femmes. Rencontre avec le Dr Cécile Bour, spécialiste de radiologie et d’imagerie médicale, dont le site web* constitue aujourd’hui un contrepoint de la célèbre campagne rose.


Chaque année, octobre est le mois où fleurissent un peu partout les rubans roses pour inciter les femmes à se faire dépister par mammographie. Marquespeople, et événements déclinent le message d’Octobre rosesur l’importance du dépistage précoce pour faire reculer le cancer du sein, qui concerne aujourd’hui une Française sur huit. « Plus il est détecté tôt, plus les chances de guérison sont importantes », rappelle-t-on aux femmes invitées, entre 50 et 74 ans, à passer une mammographie tous les deux ans. Pourtant, depuis 2001, de plus en plus de chercheurs, en France et à l’international, mettent en doute l’intérêt de l’examen radiologique. Et pointent des risques pour la santé des femmes. Alors qu’une concertation lancée par le ministère de la Santé devrait bientôt aborder les limites du dépistage, les données scientifiques qui les décrivent sont classées comme controverses. Pour le Dr Cécile Bour, qui a édité avec d’autres médecins indépendants, un site et une brochure d’information à destination des femmes, la décision de se faire dépister relève d'un choix personnel et éclairé.

[size=30]“LE RISQUE DE MOURIR D'UN CANCER DU SEIN EST FAIBLE”[/size]


Paris Match. Vous faites partie des médecins qui remettent en cause l’utilité du dépistage par mammographie depuis que des études, avec un recul de vingt ans, révèlent qu’il ne tient pas ses promesses en termes de réduction de mortalité par cancer du sein…
Dr Cécile Bour. Le dépistage n’a pas fourni la preuve de son efficacité. Les études montrent, quand il y a réduction de la mortalité, qu’elle est identique chez les femmes dépistées et non dépistées. Pire encore, chez les femmes dépistées, on n’observe pas de baisse ni des formes évoluées et agressives du cancer du sein ni du nombre des mastectomies (ablation du sein), contrairement à ce que l’on attendait au départ ! Le dépistage organisé se révèle d’autant plus inefficace que la probabilité de mourir de ce cancer est faible.
C’est pourtant la première cause de mortalité par cancer chez la femme…
C’est en effet le premier cancer mortel chez la femme. Mais relativisons : si en 2010, 4,4% des Françaises sont décédées d’un cancer du sein, 19,4% sont mortes d’autres cancers (leucémie, cancers du foie, du poumon, de la vessie, lymphomes, cancers digestifs…) et 30% ont succombé à une maladie cardiovasculaire. Quand on sait que le tabagisme, d’après les dernières estimations, tue près de deux consommateurs sur trois, on ferait mieux de courir contre le tabac !

[size=30]“LA NOTION DE DÉTECTION PRÉCOCE DU CANCER EST UN LEURRE SUR LA CHANCE D'EN GUÉRIR”[/size]


Comment comprendre que la mortalité et le nombre de cancers évolués ne régressent pas chez les femmes dépistées, quand le message essentiel de la campagne Octobre rose est de dire que plus on le détecte tôt, plus on a de chance d’en guérir ?
Contrairement à ce que l’on pensait, on se rend compte aujourd’hui que l’histoire naturelle du cancer du sein n’est ni linéaire ni mécanique. D’abord, ce cancer n’est pas inéluctable car des cas de régression ont été décrits. Ensuite, il n’est pas linéaire : beaucoup de cancers stagnent. Enfin, il n’est pas mécanique : un « petit cancer » ne va pas forcément donner un « gros cancer » qui va générer des métastases dont vous mourrez. Un petit cancer ne signifie pas nécessairement qu’il est récent et peut être de mauvais pronostic. A l’inverse, un cancer volumineux ne signifie pas nécessairement qu’il est tardif ni de mauvais pronostic. La notion de détection précoce du cancer est un leurre sur le développement de la maladie et sur son pronostic.
Les chercheurs qui contestent l’efficacité du dépistage expliquent que c’est grâce à l’amélioration des traitements que les femmes meurent moins aujourd’hui de ce cancer…
Depuis les vingt-cinq ou trente dernières années, c’est l’incontestable amélioration thérapeutique qui a fait diminuer la mortalité ainsi que l’arrêt des traitements hormonaux substitutifs de la ménopause, depuis 2002. Cette diminution s’observe aujourd’hui tant chez les femmes dépistées que chez les femmes non dépistées, et même davantage chez celles, à partir de 40 ans, qui ne sont pas concernées par le dépistage. Il y a 25 ans, la mortalité par ce cancer était de 40% (environ 10 000 décès sur 25 000 cas). Aujourd’hui, elle est de 20% (environ 50 000 cas et près de 11 000 décès). Ces pourcentages créent l’illusion que la mortalité de ce cancer a diminué de moitié grâce au dépistage. En réalité, si l’on compare ces chiffres, on voit que c’est le réservoir de femmes malades qui a augmenté. L’effet pervers du dépistage est qu’il gonfle artificiellement le nombre de cas du cancer du sein.

[size=30]“LE SURDIAGNOSTIC EST UN DIAGNOSTIC DE CANCER QUI N'AURAIT JAMAIS AFFECTÉ LA SANTÉ DE LA FEMME S'IL ÉTAIT RESTÉ MÉCONNU”[/size]


Vous parlez là du surdiagnostic, un risque lié au dépistage sur lequel toutes les études convergent aujourd’hui. Pouvez-vous nous l’expliquer ?
Le surdiagnostic est un diagnostic de cancer qui n’aurait jamais affecté la santé de la femme s’il était resté méconnu. Ce risque est mis en évidence, notamment dans une étude américaine très récente qui révèle qu’une augmentation de 10% de la participation au dépistage entraîne un accroissement de 16% des diagnostics de cancers sans réduire la mortalité. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que des diagnostics de cancers qui n’étaient pas destinés à tuer vont augmenter les statistiques de survie, même si le nombre global de décès reste le même. Une autre étude, de l’Institut d’Oslo, en 2008, a comparé deux groupes de femmes où les unes étaient dépistées tous les deux ans et les autres au bout de six ans. La comparaison a révélé 22% de diagnostics de cancers en excès chez les femmes dépistées tous les deux ans. Si toutes les tumeurs avaient pour vocation de devenir symptomatiques, on aurait retrouvé les mêmes taux dans les deux groupes.
Mais on ne sait pas, au moment où une lésion précancéreuse est décelée, si elle va ou non évoluer en cancer…
Non, on ne le sait pas. Mais il n’y a pas le feu. Le fait qu’une femme ait un diagnostic de cancer ou de lésion précancéreuse posé par le dépistage n’aura vraisemblablement pas d’impact sur sa survie par rapport à une autre qui viendra consulter à l’apparition d’un symptôme. Une forme évoluée, hélas, ne voit pas non plus son pronostic changé du fait d’avoir été diagnostiquée par dépistage. La femme saura plus tôt qu’elle présente une forme grave sans que cela en change l’issue. La mammographie de dépistage n’influe pas sur le taux de survie.

[size=30]“ON TRANSFORME DES BIEN-PORTANTES EN FEMMES MALADES”[/size]


Quelles sont les conséquences du surdiagnostic ?
Elles sont nombreuses. D’abord, c’est l’illusion de l’efficacité du dépistage qui est fallacieuse. Ensuite, c’est la transformation d’une bien-portante en malade pour une lésion qui aurait peut-être régressé, peut-être stagné, certes peut-être évolué, mais pour laquelle le traitement aurait eu un résultat identique sur sa survie. Cette femme-là, on va l’obliger à vivre plus longtemps avec un diagnostic de maladie, et un état d’angoisse supplémentaire, alors que cela ne change rien. Par ailleurs, il y a le problème du surtraitement qui entraîne une altération de la vie : les taux des mastectomies, des chimiothérapies, et des radiothérapies augmentent depuis l’instauration du dépistage. Enfin, il y a le danger du cancer radio-induit (1 à 20 cas pour 100 000 femmes dépistées tous les deux ans dès 50 ans). On en parle peu parce qu’il est très rare, mais il est probablement sous-estimé. Pour terminer, il y a le problème de la descendance. Plus vous déclarez de femmes malades, plus leurs filles et petites-filles seront considérées comme des femmes à risque : celles-là seront surveillées et dépistées plus souvent. C’est un effet d'emballement! Dernier point annexe, l’aspect médicolégal. Certains confrères se retrouvent au tribunal pour un retard de diagnostic. Etant donné que la notion de précocité du diagnostic lié à la taille de la tumeur est un leurre sur le pronostic de la maladie, celle du retard de diagnostic est un non-sens.

[size=30]“ON NE DOIT NI CULPABILISER NI ACCUSER DE NÉGLIGENCE LA FEMME QUI NE SE FAIT PAS DÉPISTER”[/size]


Finalement, sur quels éléments une femme peut-elle fonder son choix de se faire ou non dépister ?
C’est une question de libre-arbitre et un devoir d’information de la part des pouvoirs publics. Soit elle choisit de se faire dépister et elle doit savoir à quels risques elle s’expose. 1. La fausse alerte (pour une lésion qui va s’avérer ne pas en être une). Avant de le savoir, elle attendra parfois des semaines, dans l’angoisse, le résultat de la biopsie et de l’IRM. 2. Le surdiagnostic et donc le surtraitement. 3. Le cancer radio-induit dont on ne sait pas vraiment chiffrer l’amplitude. A contrario, si la femme choisit de ne pas se faire dépister, on ne doit ni la culpabiliser ni l’accuser de négligence. Si malheureusement elle présente un jour une lésion cancéreuse, l’issue sera probablement la même, qu’elle se soit fait dépister six mois avant ou pas.
Qu’attendez-vous du débat lancé fin septembre par Marisol Touraine ?
Je crains l’enfumage ! En 2010, on a obtenu que les données scientifiques qui contrarient la théorie du dépistage soient incluses dans la recommandation émanant de la Haute autorité de santé (HAS). Celles-ci ont été classées comme “controverses” alors qu’il s’agit d’études publiées dans les meilleures revues internationales. Si on ne laisse pas la place à un débat contradictoire sur ce sujet, cette concertation ne servira pas la cause des femmes.

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Message par ebjb le Mar 13 Oct 2015 - 8:55

Cancer du sein: "Stop à la guimauve d'Octobre rose" 

 Propos recueillis par Sandrine Chesnel, publié le 12/10/2015 à 18:23 , mis à jour à 18:30




Les pompom girls de Baltimore "mobilisées" contre le cancer du sein en 2012.
 
REUTERS/Gary Cameron


Tous les ans au mois d'octobre, nombre de médias et de grandes marques virent au rose pour une noble cause: la lutte contre le cancer du sein. Une quasi-unanimité qui, d'après un collectif de médecins, nuit à l'information des femmes, en négligeant de parler des effets négatifs du dépistage organisé.


Ils sont seize médecins -généralistes, anatomopathologiste, radiologues...- qui se sont réunis pour rédiger une brochure d'information "indépendante et sourcée" sur le cancer du sein. Cécile Bour en fait partie. Radiologue depuis 25 ans, impliquée dans la lutte contre le cancer du sein comme "lectrice" de mammographies, elle explique pourquoi aujourd'hui, à contre-courant du discours des pouvoirs publics, elle milite pour que les femmes puissent décider en toute connaissance des données scientifiques actuelles si 'oui' ou 'non' elles doivent faire une mammographie. Interview à rebrousse-poil. 
Vous affirmez que les campagnes de communication autour du cancer du sein, comme Octobre Rose, non seulement n'informent pas en toute objectivité les femmes, mais contribuent à les infantiliser. C'est-à-dire? 


Ces femmes qui font des courses avec un ruban rose, ces actrices ou ces chanteuses qui montrent leurs seins "pour la bonne cause", ces amies sur Facebook qui affichent la couleur de leur soutien-gorge ou de leur string, c'est du n'importe quoi! Aujourd'hui, les médecins, et même l'entourage des femmes, culpabilisent celles qui ne souhaitent pas se faire faire une mammographie avec un discours moralisateur: "Si vous ne vous faites pas dépister, vous allez en mourir", "On va le découvrir trop tard", etc. On met de la terreur dans la tête des femmes, on ne les laisse pas réfléchir. Or l'information donnée n'est pas du tout contradictoire. Dans les plaquettes officielles distribuées dans les cabinets des médecins, les affirmations en faveur du dépistage ne sont jamais sourcées. Sans parler des conflits d'intérêts entre certaines des associations qui rédigent ces brochures et les laboratoires pharmaceutiques qui les financent.  
C'est pour toutes ces raisons que nous avons lancé notre site internet Cancer Rose, et une brochure d'information gratuite, avec des références scientifiques bien identifiées. Cette brochure est destinée à toutes les femmes qui souhaitent se faire une opinion sur le sujet au-delà du discours servi par les laboratoires, les médecins, la voisine, ou la bonne copine.  

>> Lire aussi: "Une nouvelle étude remet en cause le dépistage organisé du cancer du sein
Quelles sont ces informations que vous souhaitez porter à la connaissance des femmes?  
En France, le dépistage du cancer du sein concerne toutes les femmes entre 50 et 74 ans. Tous les deux ans, il leur est proposé de passer une mammographie, remboursée à 100% par la Sécurité sociale. Cette généralisation du dépistage pour une tranche d'âge spécifique a été décidée sur la base d'une étude suédoise vieille de plus de vingt ans; elle établissait un lien entre l'augmentation du nombre de mammographies et la baisse des décès liés au cancer du sein -une baisse conséquente de plus de 30%.  

La pratique de mammographies annuelles ne permet pas de réduire la mortalité par cancer du sein, selon une étude canadienne qui relance la polémique autour de l'intérêt des campagnes de dépistage organisé.

afp.com/Mychele Daniau

Sauf que, depuis, il a été démontré que cette étude initiale comportait nombre de biais. D'abord, l'augmentation du nombre de mammographies n'a pas permis de faire baisser sensiblement le nombre de cancers graves, ou de mastectomies totales. Par ailleurs, on se trompe dans l'interprétation des chiffres. Il y a 25 ans, on détectait chaque année 25 000 cas de cancer du sein, et 10 000 décès, soit un taux de mortalité atteignant 40%. Aujourd'hui, on détecte 48 000 cas chaque année, mais on a toujours 10 000 décès! Mathématiquement, le taux de mortalité a baissé, à 20%, mais ce n'est pas parce qu'on a sauvé plus de femmes; c'est uniquement parce qu'on a détecté plus de "fausses-malades", à cause du sur-diagnostic, l'un des effets négatifs du dépistage massif. 
Le dépistage du cancer du sein permet de repérer les femmes malades avant qu'elles n'aient des signes visibles, puis de les soigner. Comment peut-il avoir des effets négatifs?  
Les promoteurs du dépistage du cancer du sein affirment qu'il a permis d'augmenter le taux de survie des femmes. C'est faux. Si ce taux de survie s'est amélioré, c'est grâce aux progrès des traitements, mais aussi et surtout parce que désormais, on détecte des "petits" cancers, qui, s'ils n'avaient pas été repérés, auraient évolué très lentement, sur toute la durée de vie de la femme concernée, ou des cancers qui n'auraient pas bougé du tout, voire qui auraient régressé. Voilà comment on augmente artificiellement les taux de survie: en soignant des cancers qui n'avaient pas besoin de l'être, et en transformant des femmes bien portantes en malades.  
Par ailleurs, des études sérieuses, comme celle de la collaboration Cochrane en 2012, ont montré que le sur-diagnostic augmente le risque de mammectomie. Dit autrement, aujourd'hui, il arrive que des femmes subissent des traitements lourds, radiothérapie, chimiothérapie, voire une ablation du sein, pour rien. En outre, on crée des lignées de femmes faussement à risque de cancer du sein: si une mère est traitée pour un cancer qui n'avait pas besoin de l'être, on dira à sa fille de se faire suivre précocement, sans raison médicale. On lui faisant courir le risque d'un cancer radio-induit - 1 à 20 cas de cancers radio-induits pour 100 000 femmes traitées.  
Même l'Institut national du cancer et la Haute Autorité de santé ont, en 2012, reconnu qu'on ne sait pas vraiment si ce dépistage est efficace... 
Si le dépistage organisé comporte tant d'effets négatifs et qu'aucune étude n'a prouvé son influence sur les morts par cancer du sein, comment en sommes-nous arrivés à une telle mobilisation?  
Aujourd'hui, de nombreux partenaires commerciaux et pharmaceutiques sont venus se greffer à Octobre rose, initialement lancé par la Ligue contre le cancer. Des opérations commerciales ou médiatiques sont montées qui ne rapportent pas grand chose à la recherche, mais beaucoup aux marques auxquelles elles permettent de vendre plus de produits de beauté, de rouges à lèvres, de fleurs ou de magazines...  
C'est ce que les Anglo-Saxons appellent le "Pinkwashing": en participant à Octobre rose, les marques s'achètent une bonne conscience pour par cher. Aujourd'hui, la machine s'est complètement emballée, les partenaires sont très nombreux, et le grand public a subi un vrai lavage de cerveau: c'est devenu presque impossible pour les pouvoirs publics de faire machine arrière. 

Pourquoi cet "engouement" autour d'un cancer féminin, et pas, par exemple autour du cancer de la prostate, ou des maladies cardio-vasculaires, qui font beaucoup plus de morts?  
Mais parce que les seins, c'est photogénique! Les seins, c'est la maternité, la féminité, la sexualité... C'est quand même plus glamour de faire courir des femmes habillées de rose contre le cancer du sein, plutôt que des hommes affublés d'un ruban marron pour sensibiliser à la lutte contre le cancer colorectal. Les femmes, avec ou sans soutien-gorge, c'est quand même beaucoup plus vendeur! En cause aussi cette tendance de beaucoup de femmes à se laisser facilement manipuler ou influencer par le corps médical. Avant de prendre un rendez-vous pour une mammographie, et hors tout signal d'alerte comme une grosseur dans le sein ou un écoulement, les femmes doivent se renseigner sérieusement. C'est leur corps, à elles de choisir ce qu'elles lui font subir, ou pas.  
>> Lire aussi: "Cancer du sein: faut-il se méfier de la mammographie?


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Message par ebjb le Mar 13 Oct 2015 - 9:03

Je n'aime pas les polémiques .... Mais la controverse ? OUI.
Qu'en pensez vous?
Trop d'information tue l'information?
J.

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Message par anonyme le Mer 14 Oct 2015 - 11:43

Moi cela me donne la gerbe ! Avant j'aimais le rose ,mais ça s'était avant ! avant que je le porte en moi,cette bête !.Il ne m'a pas prit un sein ,ou 2,mais la totalité de ma féminité : seins utérus et ovaires....WHAT ELSE ?

anonyme
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Message par Admin.Jen le Ven 16 Oct 2015 - 14:44

anonyme a écrit:Moi cela me donne la gerbe ! Avant j'aimais le rose ,mais ça s'était avant ! avant que je le porte en moi,cette bête !.Il ne m'a pas prit un sein ,ou 2,mais la totalité de ma féminité : seins utérus et ovaires....WHAT ELSE ?
oui ! Je comprend parfaitement !Pour être honnête ,je reconnais que je le fais aussi ... Mais toute l'année . 
Faire du bisness avec le cancer cela me débecte ! Mais faire du bruit et des publications pour sensibiliser les femmes, les porteuses saines,tout en leur expliquant ce qu'est de vivre en co-habitation avec cette maladie,cela me semble digne d'intérêt !
Merci

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