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LE GINSENG DIMIN FATIGUE PDT TTT CANCER

Ven 6 Juil 2012 - 10:01 par Admin.Jen

"http://www.lanutrition.fr/les..."

"Le ginseng en médecine traditionnelle chinoise,est vu comme une plante énergisante et revitalisante"
Or des chercheurs ont montre que".... Voir lien ci dessus .
MERCI. "Guérir .Org". http://www.guerir.org. Smile Smile Razz Razz

Commentaires: 3

www.seinsermentsolidaire.com

LES CANCERS DITS HEREDITAIRES

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annonce DEPUIS 2011.....

Message par Admin.Jen le Mer 21 Mai 2014 - 9:21

LES MUTATIONS BRCA 1 ET. BRCA2
ACTUALITÉ
MediaforMedical/PHOTOTAKE / BARRY SLAVEN, MD, PHD/MediaforMedical/PHOTOTAKE / BARRY SLAVEN, MD, PHD
Chez la femme, les mutations BRCA1/2 multiplient le risque de cancer du sein par dix, avec un risque très élevé de second cancer à l'autre sein et de cancer de l'ovaire après 40 ans. Ci-dessus, une biopsie mammaire.








Génétique du cancer : le grand bond en avant

Par Martine LochouarnService infographie du Figaro - le 22/11/2013
INFOGRAPHIE - En une décennie, le dépistage des cancers héréditaires  et le traitement de ces maladies ont réellement progressé.

Selon une récente étude, les tests génétiques pour rechercher une mutation BRCA1 ou 2 de prédisposition au cancer du sein ont presque quadruplé entre 2003 et 2011. Totalement coordonnées et financées par l'Institut national du cancer (INCa), les consultations d'oncogénétique identifient aujourd'hui près de 8000 nou­velles porteuses par an, qui bénéficient ainsi d'une prise en charge destinée à réduire leur risque.
La détection précoce de ces gènes majeurs de prédisposition est un des grands apports de la génétique en cancérologie. Maladie génétique de la cellule, le cancer est dû à l'accumulation de mutations, pour la plupart acquises au cours du processus tumoral, mais dont certaines sont présentes dès la conception. Ces dernières, hérédi­taires, expliquent la concentration de cancers observée dans certaines familles. Elles confèrent un risque de quatre à dix fois supérieur de développer un ou plusieurs types de cancer. Leur principal effet est d'inactiver des gènes de réparation de l'ADN, parfois d'altérer des gènes suppresseurs de ­tumeurs ou de faire surexprimer des oncogènes favorisant la prolifération.
BRCA1 et BRCA 2
On connaît aujourd'hui plus de 70 de ces gènes de prédisposition, avec, pour la plupart, des tests de diagnostic oncogénétique. Assez fréquentes - 1/400 sujets -, les mutations BRCA1 ou 2 sont transmises autant par les hommes que par les femmes. Chez la femme, les mutations BRCA1/2 multiplient le risque de cancer du sein par dix, avec un risque très élevé de second cancer à l'autre sein et de cancer de l'ovaire après 40 ans. «Une femme porteuse d'une mutation BRCA1 a un risque cumulé de cancer du sein de 60 à 70 % à 70 ans, de 50 % pour BRCA2, explique le Pr Dominique Stoppa-Lyonnet, chef du service d'oncogénétique de l'Institut Curie (Paris). Ces femmes ont souvent un cancer du sein jeunes, vers 40-45 ans, voire plus tôt. Chez l'homme, la mutation augmente aussi le risque de cancer du sein, qui reste rare, et un peu celui d'autres cancers: prostate, estomac, pancréas, méla­nome…»
Toute suspicion de mutation BRCA 1/2 - cancer du sein ou de l'ovaire précoce, multiples cas familiaux, etc. - doit orienter vers une consultation d'oncogénétique. Si le test génétique confirme la mutation, une prise en charge adaptée au risque, surveillance renforcée ou chirurgie préventive, sera proposée et les parents proches seront informés.
Autre prédisposition génétique fréquente - 1/500 sujets -, le syndrome de Lynch est une forme héréditaire de cancer du côlon due à une mutation des gènes MMR de réparation de l'ADN. Le risque cumulé de cancer colorectal à 70 ans est de l'ordre de 50 % (70 % chez les hommes), avec un risque accru d'autres cancers: endomètre, voies urinaires, intestin grêle, ovaires… La présence de cas familiaux - le risque de transmission est de 50 % - et de cancers avant 50 ans doit orienter vers une consultation d'oncogénétique.
Des progrès qui modulent les résultats
Des tests oncogénétiques existent aussi pour des cancers héréditaires moins fréquents (rétinoblastome, thyroïde…), ou associés à des maladies rares (neurofibromatose, syndrome de Li-Fraumeni, etc.). Mais, à côté de ces gènes de prédisposition, une infinité de gènes aux interactions complexes peuvent conférer une susceptibilité plus faible. «Les nouvelles techniques de séquençage rapide du génome entier ont ainsi identifié sept variants génétiques qui, pour BRCA2, modulent le risque de cancer entre 20 % et 80 %. À l'avenir, les tests d'oncogénétique combineront probablement l'effet des gènes majeurs et de tels facteurs pour mieux apprécier le risque tumoral individuel», indique le Pr Stoppa-Lyonnet.
L'autre progrès majeur, c'est l'ana­lyse génomique des tumeurs, dont certains gènes permettent d'accroître l'efficacité des traitements grâce à des thérapies ciblées. L'imatinib (Glivec) a ainsi transformé le pronostic des leucémies porteuses d'un réarrangement de gènes (la translocation BCR-ABL), de même que le trastuzamab (herceptine) qui cible la surexpression du gène du récepteur HER2 par certains cancers du sein. La recherche du gène KRAS dans le cancer colorectal, ou du gène EGFR dans celui du poumon permet de choisir le traitement le plus efficace.
Mais l'efficacité des thérapies ciblées dépend aussi des autres gènes impliqués dans la prolifération tumorale, des autres anomalies biologiques présentes et des interactions de la tumeur avec son environnement immunitaire. Pour le Dr Christophe Le Tourneau (Institut Curie), «le challenge futur sera d'intégrer les effets d'une multitude de gènes et de combiner les différentes approches afin de prédire la meilleure réponse individuelle au traitement».


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annonce Re: LES CANCERS DITS HEREDITAIRES

Message par paradis888 le Dim 24 Fév 2013 - 17:30

Coucou jen j espere quu tu vas bien surtout!
j ai reçu egalement ce mail. je lui ai envoyé un message sans recevoir de reponse depuis. elle recherche je pense que des brca 1 et 2 et pas d autres mutations genetiques...
bisous

Mon cas reste unique au monde selon l IGR; suis ok pour lui en, faire part.
Tu as le bonjour de Cecile et de Beatrice avec lequel j ai dejeuner hier à Paris.

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Message par Admin.Jen le Jeu 21 Fév 2013 - 14:38

Je vous transmet message que j'ai eu par ForumBRCA,si une de vous veut bien etre "interviewée" par journaliste ...
"Expéditeur: forumbrca@free.fr
Date: 16 février 2013 18:43:32 UTC+01:00
Destinataire: forumbrca@free.fr
Objet: Web documentaire sur les BRCAs et la MBP
Répondre à: forumbrca@free.fr

Ce qui suit est un email qui vous a été envoyé par un administrateur de ""Cancers héréditaires du sein et de l'ovaire"". Si ce message est du spam, contient des commentaires abusifs ou autre chose que vous trouvez offensif, veuillez contacter le webmestre de ce forum à l'adresse suivante:

forumbrca@free.fr

Incluez cet email en entier (plus particulièrement les en-têtes).

Message qui vous a été envoyé:
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Bonjour à toutes

Ce message s'adresse aux femmes concernées par une prédisposition familiale, une mutation BRCA1 ou BRCA2.
J'ai été contactée il y a quelques semaines par une étudiante en journalisme qui, pour son projet de fin d'études, a choisi le thème des mutations BRCAs et de la MBP (Mastectomie Bilatérale Prophylactique).
Elle recherche évidemment des témoignages qu'elle a un peu de mal à trouver… Nous sommes finalement peu nombreuses...
Je vous relaye donc ci-dessous son message.
"Bonjour

Je vous écris car je me suis intéressée sur le sujet relatif à la mutation génétique depuis un certain moment et aujourd'hui, dans le cadre de mon projet de fin d'études en journalisme, je souhaite faire un web documentaire pour raconter la vie des personnes ayant pris la décision de faire un test génétique et par la suite de faire MBP ou pas. Je m'appelle Ruolin YANG, actuellement étudiante chinoise en journalisme en fin d'études à Sciences Po Paris.
(Voici mon profil sur le portail de Sciences Po)
http://www.journalisme.sciences-po.fr/index.php?option=com_cv&task=edit&id=510

Je suis consciente de l'extrême sensibilité de ce sujet et les sentiments profonds qu'une femme peut avoir face à ce genre de situation, d'autant plus que les gens de l'extérieur sont souvent dans l'incapacité de vous comprendre, d'où la nécessité de les informer et de les toucher.

Je voudrais savoir si c'est possible de vous interviewer sur votre expérience personnelle.

Dans l'attente de votre réponse,
N'hésitez pas à me contacter à l'adresse mail suivante sunsetyrl@gmail.com

Ruolin YANG
Etudiante à l'école de journalisme de Sciences po"


En discutant avec elle, voici les situations qu'elle aimerait trouver :
1) Des femmes porteuses de BRCA et qui sont en train de réfléchir si elle vont faire la MPB -celles qui pèsent le pour et le contre

2) Des femmes porteuses de BRCA et qui ne souhaitent pas faire la MPB pour des tas de raisons que j'ignorent...

3) Une jeune femme (idéalement moins de 30 ou aux alentours de 30 ans) qui souhaitent faire coûte que coûte la MPB, malgré son jeune âge.


Bon week-end à toutes !
Caroline "

Voila tout y est .BISE JEN. I love you

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Message par Admin.Jen le Mer 12 Sep 2012 - 21:07

"http://www.planetesante.ch/Mag-sante/Cancer/Depister-ces-familles-que-le-cancer-poursuit"

DÉPISTER CES FAMILLES QUE LE CANCER POURSUIT


"Certains cas de cancer sont dits héréditaires parce qu’ils résultent de facteurs génétiques présents dans toutes les cellules de l’organisme et que ces facteurs génétiques peuvent être transmis à la descendance. A Genève, comme dans une quinzaine de lieux en Suisse, une consultation propose des dépistages génétiques aux personnes concernées par ce risque."

"A l’intérieur de vos cellules, dans vos chromosomes, se trouvent environ 22000 gènes que vous avez reçus à double, une copie de la part de votre père et une de votre mère, explique le Dr Pierre Chappuis, responsable de l’Unité d’oncogénétique et de prévention des cancers aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Il est possible que l’une ou l’autre de ces copies de gènes porte une modification ou mutation (imaginez une faute de frappe) pouvant favoriser certaines de vos cellules à se transformer en cellules cancéreuses. Une cinquantaine de ces gènes sont maintenant identifiés, influant grandement sur le risque de développer des tumeurs, entre autres, du sein, du gros intestin, de la thyroïde, de l’œil, du système endocrinien, de la peau ou encore du pancréas. On estime que ces cancers dits héréditaires représentent 5 à 10% de tous les cancers.

«C’est ce qu’on appelle des prédispositions génétiques au cancer», poursuit le médecin. Or, le cas échéant, toutes les cellules du corps portent cette «faute de frappe», y compris celles qui produiront les gamètes (spermatozoïdes et ovules) nécessaires à la reproduction. Une transmission de cette mutation à sa descendance est donc possible. Pour en avoir le cœur net, un dépistage génétique est disponible dans certains cas. C’est ce que réalisent depuis 1996 le docteur Chappuis et son équipe."

"Remplir l’arbre

Aux HUG, la consultation d’oncogénétique s’adresse à des personnes concernées par leurs antécédents familiaux ou personnels de cancer. Celles-ci peuvent donc être en bonne santé mais avoir une famille dans laquelle des cancers se sont déclarés. Ou alors avoir elles-mêmes un cancer et souhaiter déterminer s’il existe un risque de cancer dans leur famille, par exemple pour leur descendance. A Genève, cela représente environ 500 consultations par année, soit environ 200 nouvelles familles.

«Les personnes nous sont généralement référées par leur médecin traitant, explique le Dr Chappuis. En premier lieu, nous leur envoyons un questionnaire qui leur permet de préparer leurs antécédents familiaux.» Il s’agit de préparer aussi complètement que possible la réalisation d’un arbre généalogique sur au minimum trois générations et déterminer si ses membres ont développé un cancer, le cas échéant de quel type et à quel âge.

Ce document est retourné à l’Unité avant la première consultation. On rappelle dans celle-ci que les cancers sont des maladies fréquentes (40000 nouveaux cas et 17000 décès par an en Suisse) et qu’on s’attend donc à retrouver quelques cas de cancers dans une famille sans pour autant que cela soit la marque d’une prédisposition génétique.

Vérifier, compléter

A l’issue de ce premier contact, les données recueillies sont validées. «Avec l’accord des membres de la famille concernés, nous tentons d’obtenir auprès des médecins traitants et des hôpitaux des documents qui confirment les diagnostics relevés dans l’arbre généalogique, explique Pierre Chappuis.

»Nous ne doutons évidemment pas des informations que l’on nous a données, mais des renseignements supplémentaires – comme par exemple le sous-type de tumeur maligne dans le cas d’un cancer du sein ou la localisation de la tumeur dans le cas d’un cancer du côlon – sont précieux pour confirmer ou infirmer le soupçon de prédisposition génétique.» Une fois cette enquête administrative terminée, l’équipe discute avec des spécialistes externes dans le cadre d’une consultation visant à établir un consensus. Les médecins essayent de déterminer si l’histoire familiale évoque une situation de prédisposition génétique et si un dépistage génétique serait approprié.

Délai de réflexion

Une deuxième consultation avec le patient a alors lieu. Deux principaux cas de figure se présentent.

Dans le premier, la personne présente, par rapport à la population générale, un risque modérément augmenté de cancer en lien avec ses antécédents familiaux, mais sans que cette situation n’évoque une prédisposition génétique connue. Lors de l’entretien, le médecin lui expliquera qu’elle n’appartient pas à un groupe à haut risque et que, s’il est probable que sa famille présente un risque de cancer un peu plus grand que la moyenne, on ne dispose pas à l’heure actuelle d’analyse génétique pour évaluer celui-ci. «Sur cette base, des mesures de surveillance adaptées peuvent cependant être mise en place, complète le Dr Chappuis, par exemple, dans le cas du sein, une mammographie annuelle dès 40 ans au lieu de tous les 2 ans dès 50 ans.»

"Dans le second cas, on discute la possibilité d’un dépistage génétique visant à identifier une prédisposition au cancer. Les avantages et les inconvénients de cette démarche sont présentés de manière complète et un délai de réflexion est toujours donné à la personne. A l’issue de celui-ci, si la personne accepte, une prise de sang est réalisée, envoyée dans un laboratoire, et quatre à huit semaines plus tard, le résultat est connu.

Le test peut être négatif. Une bonne nouvelle mais pas pour autant un blanc-seing. «Dans ce cas, il faut toujours rappeler qu’il n’est négatif que par rapport aux gènes qui ont été analysés, prévient le Dr Chappuis. Cela ne veut pas dire que toute prédisposition génétique au cancer est exclue. Il y a ainsi des familles chez qui on ne trouve rien lors d’une première analyse génétique mais où l’on conserve l’hypothèse qu’il existe une prédisposition. Ces personnes doivent donc être surveillées avec grande attention.»

Pas une condamnation

Si le test est positif, soit correspondant à l’identification d’une prédisposition génétique au cancer, le reste de la famille pourra elle aussi se faire dépister si elle le souhaite. Mais plus rapidement et pour un moindre coût. Le premier dépistage coûte en effet quelques milliers de francs – mais il est pris en charge par l’assurance de base s’il est prescrit et réalisé dans un cadre défini par la loi – alors que les tests ultérieurs reviennent à quelques centaines de francs également pris en charge par l’assurance.

«Une fois la prédisposition identifiée, le travail est considérablement simplifié, explique Pierre Chappuis. Si l’on compare un gène à un chapitre de livre, le premier dépistage consiste à le lire en entier du titre à la dernière note de bas de page pour trouver une mutation. Mais une fois que vous avez identifié son emplacement précis, ce sera la même mutation pour tous les membres de la famille s’ils sont porteurs. Ce qui est bien plus aisé à identifier ou exclure.»

Naturellement, il n’est pas évident d’annoncer à ses proches qu’ils ont peut-être un risque de cancer plus élevé que la moyenne et qu’ils devraient envisager un dépistage. A plus forte raison si des brouilles ou d’autres événements ont rendu les contacts difficiles ou impossibles.

Une bonne nouvelle n’est néanmoins pas exclue. Il est en effet possible que la mutation ne se soit pas transmise aux proches. Auquel cas, se faire dépister leur apprendra qu’ils ne sont pas porteurs de la mutation et qu’ils ne la transmettront pas à leurs enfants. Dans le cas contraire, être porteur de la mutation n’est pas une condamnation. Certes, le risque de cancer est souvent fortement augmenté, mais pas de 100%. Par ailleurs, une surveillance ajustée à l’importance des risques et des mesures prophylactiques efficaces seront encouragées le cas échéant, ce qui permettra une prise en charge précoce si le cancer se déclare ou d’assurer une prévention efficace.

Fréquent mais peu influent

Une prédisposition génétique, oriente-t-elle le traitement d’un éventuel cancer?

"Dans la plupart des cas, la réponse est actuellement non», détaille Pierre Chappuis. Tout au plus, certaines tumeurs (ovaires, probablement côlon) ont un meilleur pronostic dans leur forme héréditaire. Toutefois, des travaux de recherche tentent d’exploiter les défauts génétiques qui caractérisent certains cancers héréditaires afin de développer des approches thérapeutiques spécifiques.

Si le dépistage génétique des cancers héréditaires est important, c’est qu’il permet surtout un diagnostic plus précoce par le biais de mesures de surveillance renforcées. Et qu’il permet de déterminer au sein de la famille qui est porteur de la mutation ou pas afin de cibler les mesures de surveillance et de prévention sur les personnes concernées.

Et à l’avenir? Le conseil génétique en oncologie se concentre aujourd’hui sur des facteurs qui confèrent un haut risque à une proportion faible de la population (au plus 10% de tous les cancers). «La génétique de demain identifiera des facteurs génétiques beaucoup plus communs dans la population générale dont l’influence sur le risque de développer un cancer sera certainement faible», prévoit Pierre Chappuis. Ils ne seront donc pas aisés à isoler ni à intégrer dans le cadre d’un conseil génétique.

Pas de dépistage généralisé

Tout un chacun devrait-il se faire dépister pour un risque de cancer héréditaire? Non. Tout d’abord il faut rappeler que le dépistage génétique actuel cible certains gènes définis associés à des risques bien particuliers, sélectionnés lors de la phase d’examen de l’arbre généalogique de la personne qui consulte. Un dépistage global n’est pas disponible aujourd’hui et subir tous les tests connus ne serait pas soutenable en termes de coûts, sans même penser au souci causé à la personne testée par l’attente d’une myriade de résultats.

De plus, «une telle démarche chez tout le monde n’aurait aucun sens sur le plan scientifique, détaille Pierre Chappuis. On l’a vu, les cancers héréditaires concernent actuellement au plus 5 à 10% de la population ayant développé des cancers. Pour les 90 à 95% restants, ce sont les facteurs de risque classique qui sont agissants: âge, exposition au tabagisme, alimentation déséquilibrée, sédentarité et exposition solaire excessive.»ENCADRE Registre génétique

Registre génétique

A Genève, le registre des tumeurs (où toutes les tumeurs déclarées dans la population résidente dans le canton sont enregistrées) et la consultation d’oncogénétique collaborent très régulièrement. «Le registre des cancers possède un registre familial du cancer du sein mettant en relation les cas connus dans une même famille, détaille le Dr Pierre Chappuis. Sur la base de ces données et dans le cadre d’un projet de recherche soutenu par la Ligue suisse contre le cancer, nous allons tenter d’identifier les personnes qui se sont rendues à la consultation d’oncogénétique.

»Mais nous cherchons aussi l’inverse. Les personnes que nous avons vues dans notre consultation sont-elles présentes dans le registre familial? La différence et la complémentarité entre la consultation et le registre est que nous ne travaillons pas sur les mêmes données. Si celles du registre sont bien plus nombreuses, elles ne sont pas aussi précises que celles que nous recueillons auprès des patients.»



29/08/2012 "PLANETE SANTE"

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